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"Adélis" fait fondre les gourmands depuis 40 ans (JIR)

Depuis 1973, le glacier implanté au Chaudron, à l’initiative de Louis Chan Liat, a su éviter dérive et érosion. Maîtrise et initiative font, aujourd’hui, de l’entreprise la première unité de production locale.


"En 1952, mon père a fondé la société Mont-Blanc. C’était une petite unité basée rue Pasteur en face du cinéma Plaza. Avec une équipe d’une dizaine d’ouvriers, il fabriquait des glaces artisanales, sorbets, sucettes diverses, petits pots et cornets. Il écoulait une partie de la production dans une boutique montée tout à côté. Nous-mêmes mettions la main à la pâte, le soir après l’école," se souvient François Chan Liat.

Moins d’une vingtaine d’années plus tard, changement de décor : le petit monde des glaciers réunionnais entre dans l’ère industrielle. "En 1970, Chane Nam lance Miko à Saint-Pierre. Mon père ne se laisse pas impressionner et, 3 ans après son concurrent sudiste, ouvre Adélis. Sur un terrain de plus de 3 000 mètres carrés, au Chaudron, il déploie une unité moderne." Pourquoi "Adélis" ? "Par rapport à la terre Adélie qui évoque le froid, la glace. Nous avons quelque peu transformé le nom pour y associer l’idée de régal."

À cette époque, la zone, aujourd’hui surpeuplée, est encore quasiment inhabitée et un seul bâtiment suffit à abriter l’ensemble des activités de l’établissement. Petit à petit la structure prend de l’ampleur, la marque gagne du terrain, les produits se multiplient. "Nous avons su nous adapter. Outre les traditionnels produits développés depuis Mont-Blanc, nous avons élargi notre gamme aux cafés liégeois et aux bacs de crème glacée, en format de 1,8 litre ou 5 litres. Aujourd’hui, nous affichons un panel d’une dizaine de produits différents et quelque 70 références." Autant de délices aromatisées ou pleine pulpe.

1 million de litres de "mix" par an

La maison emploie 46 personnes, distribue sur toute l’île et tient toujours le premier rang de la hiérarchie locale. Chaque année, toutes productions confondues, l’entreprise écoule un volume d’un million de litres de "mix". Sorbets à la banane et au tamarin ainsi que glaces au lait et à la cacahuète sont parmi les plus prisés. "Nous sommes leaders ici à La Réunion, mais également dans les départements français d’outre-mer," s’enthousiasme François, directeur général depuis que Jean-Claude, l’aîné de la fratrie a fait valoir ses droits à la retraite en 2009.

Fringant quinquagénaire, il n’est pas prêt de passer le relais, mais déjà il forme quelques tendrons de la troisième génération familiale en vue d’une relève en bonne et due forme, le moment venu. En attendant, chaque jour sur le métier il remet l’ouvrage et le refroidissement économique du moment ne saurait geler ses ambitions. "Il faut sans cesse innover, répondre aux exigences du marché. En 2011 nous avons agrandi les locaux et modernisé la chaîne de production. L’investissement consenti était de l’ordre d’un million d’euros. Cette année nous proposerons quelques produits nouveaux et nous procéderons au renouvellement de nos emballages."


photoA la fin de l'année dernière, l'entreprise a attribué la médaille du travail à une partie du personnel. 

Nul doute que les consommateurs ne resteront pas… de glace !
L’entreprise "Adélis" entretient un site que l’on peut consulter à l’adresse suivante : www.adelis.re

A. J.

ADELIS.RE